2800 !

   Oui, il m’en faut environ 2800 de ces petites choses là !

Que faire des magazines auxquels je suis restée abonnée pendant 2 ou 3 ans ?

Les ressortir des cartons pour les remettre dans des placards ?

Les jeter tout simplement ?

Ben non, bien sûr ! Les utiliser,mais comment ?

         En fait, en guise de séparation du salon vers notre chambre, il était prévu à l’origine une porte coulissante, type grange. Or, ça se révèle impossible car primo, le linteau de l’ouverture est trop en relief par rapport au mur, et surtout on n’a plus assez marge à droite comme à gauche pour l’ouvrir et qu’elle se voit bien.

     Moralité, ce sera un simple rideau, mais pour ne pas faire doublon avec les rideaux du dressing, on change de matière, et ce sera un rideau de perles, et justement de perles de papier !

      J’ai donc testé hier différentes formes, j’ai trouvé la bonne longueur, la bonne grosseur et j’ai réussi à en faire 90 ! En sachant que je ne serai certainement pas aussi efficace tous les jours, il va donc me falloir un bon mois ! Je vous tiens au courant bien sûr et je vous montrerai le travail fini.

      En parlant de travail fini, je vous montre une autre photo de notre chambre avec les rideaux et ciel de lit posés :

    Reste juste un petit meuble (dans mon dos) à finir de repeindre dans les bonnes couleurs et qui accueillera le linge de toilette. Et mon matériel de couture que vous apercevez au fond, ne sera plus là bien sûr, puisque j’aurai un vrai bureau à moi toute seule !  C’est fou, quand on change de maison, il faut tout repenser l’organisation ! On va chercher nos affaires pendant quelques temps, je pense.

14 mois plus tard.

Malgré l’orage, on a bien dormi, bercés par des mélodies de ukulélé.  Hier soir, nous sommes allés au concert avec les copains,copines, et c’était super. Je m’attendais à imaginer les plages de sable fin, les vahinés, les colliers de fleurs, mais en fait ça peut être très contemporain.

Et en rentrant, plus d’étage à monter car, ça y est, on a intégré notre vraie chambre.

    Tous les voilages, rideaux etc…ont ou vont retrouver leur place, sans que j’ai trop de couture à faire.

Au réveil, on se remémorait l’état de la pièce.

Ça vous laisse baba, non ?

La petite vis en plus !

Tout le monde connait le sketch de Gad ! La petite vis, qui à la fin du montage, va finir dans une coupelle parce qu’elle n’a pas trouvé sa place. Sauf que cette fois, ça vient pas des suédois mais de l’enchanteur !

De plus, GROS HIC, voyez vous-mêmes :

La machine-outil n’a pas mis la rainure du bon côté !

Allez, on ne se laisse pas démonter, et on trouve une solution ; on ne va pas faire 60 bornes pour un tiroir : on scie les tourillons et une petite équerre qui trainait par là, a prouvé son utilité :

Et donc, c’est monté. Mais je prends tout le monde à témoin, y’a pas quelque chose qui vous choque dans MON côté lingère !

Ah vous êtes d’accord ? Y’a bien un vide sur les étagères !

La grasse matinée approche.

Malgré le boulot qui ne manque pas ailleurs et notre possibilité de dormir à l’étage, l’installation de notre chambre conditionne tellement d’autres choses, qu’il fallait bien qu’on se décide à l’attaquer ce parquet (qui est là depuis 6 mois au moins).

On va enfin vider un maximum de cartons encore au grenier, vider et ranger les fringues empilées dans l’armoire du salon et sur la tringle provisoire du haut : depuis quelques semaines, le dortoir ressemblait à ça :

  Voyez que les cartons commencent à fatiguer sérieusement!

Nous avons pris notre courage à 2 mains, à 4 mains même ; il a fallu vider complètement la pièce car elle servait encore d’entrepôt à outils, et faire un grand ménage

Puis vint le moment fatidique de la couche de mousse et surtout de la première rangée !

Quelques découpes plus tard, quelques coups de maillet sur les doigts au passage et le résultat est là :      Restent comme d’hab beaucoup de finitions : plinthes, baquettes d’angle, mais voyez qu’un nouveau dressing est déjà prêt au montage, l’ancien n’ayant pas supporté 2 déménagements et surtout un hiver à l’humidité dans la grange. Une bonne séance de nettoyage des autres meubles et le travail de la machine à coudre pour remettre les rideaux à la bonne taille et…

« Allo, Pierrick, tu peux nous mettre l’électricité dans la chambre ? »

Silence , on tourne !

Maintenant qu’il est à l’abri du vent du nord, de l’humidité, il était temps de lui redonner ses lettres de noblesse ; mais pour ça, il a fallu le désosser un petit peu :  au passage, j’ai admiré la mécanique!

On dégrippe, on lubrifie, on revisse, on mortaise les petits marteaux pour les équilibrer,  on donne des petits tours de clé… En fait, ça ne nous change pas beaucoup, sauf que ce n’était pas moi aux manettes !

Toujours est-il que c’est bien plus agréable de reprendre ses partitions avec des touches qui ne restent pas coincées, une mélodie qui ne fait pas grincer les dents ! Non, non, ce n’était pas que moi qui faisais des fausses notes !!!!!!!!!!!!! Et une fin de matinée en apothéose (tout accordeur termine son travail par un bon morceau) : ce brave piano est encore tout ébahi d’un tango aussi enlevé !